Activités dominicales

Ce dimanche, j’ai terminé la mise en forme d’un relevé de personnes de trois registres de werps regroupés sos la cote 2G2271dans les Archives du chapitre de St-Omer :

http://bchovaux.fr/Audomarois/Werps-2G2271.pdf

Je me suis aussi livré à une étude graphologique. Un sujet ancien a, en effet, resurgi dans un fil du forum GenNPDC. Cela concerne un billet trouvé dans les registres d’Inghem et relatif à la famille MARTEL. J’avais publié, sur ce billet, le 08/10/2010, un article dans mon blog :

L’ascendance de Louis MARTEL

Dans ce fil, ce dimanche, un facsimilé de ce billet a été inséré. Je pouvais donc comparer ce billet aux actes des BMS d’Inghem qui sont maintenant en ligne. Les signatures sont à première vue similaires. J’ai d’abord cherché les majuscules. Une première constatation : le curé écrivait les patronymes sans les commencer par une majuscule… Parmi les différences, la principale portait sur l’écriture du mot ‘curé’ qui suivait systématiquement la signature du prêtre. Le ‘r’ n’est pas écrit de la même manière. Dans un commentaire à la publication de ce fil sur GenNPDC, il est observé que dans les registres BMS, un acte de mariage a été surchargé pour corriger Martel en Martel de Clère que, dans les confirmations, Martel de Clère a été ajouté d’une autre main.

Ci-dessous un arbre établi à partir de la reconnaissance du 30/6/1685, relevée par Yves LEMAIRE (Gros de St-Omer) :

1. Jan MARTEL, d’Inghem

1.1. Antoine MARTEL

1.1.1. Jan MARTEL, de Biencques (Pihem)

1.1.X. Marie Anne, Marie Fhoise, Jenne, Chrestienne et Jenne Thérèse MARTEL

1.2. + Gilles MARTEL x Marie LIEUX

1.2.1. Andrieu MARTEL

1.2.1.1. Mahieu

1.2.2. Anne x N THIBAU

1.2.2.1. Jan

1.3 Péronne MARTEL x (François) ROBBE

1.3.1. Gilles ROBBE

1.3.2. Liévin ROBBE

1.3.3. Marguerite ROBBE, veuve de François MOREL

(Je descends de Liévin ROBBE, fils de Péronne MARTEL et cousine, par conséquent, avec Louis MARTEL)

En généalogie, il faut, comme dans tous les autres domaines, être critique.

Prisonnier en Angleterre

Dans un des registres aux werps de la seigneurie de Bilques, figure un acte relatif à un habitant de Heuringhem, qui avait été emprisonné en Angleterre. Ci-dessous le relevé d’une partie de cet acte.

Comparut en sa personne Guillaume SELINCART laboureur demeurant au village de Heuringhem et présentement étant en cette ville de St-Omer et a reconnu que, pour son profit et subvenir avec mesure à ses affaires et nécessités pour son rachat de prison où il avait été étroitement détenu en la ville de Callays (Calais) à la requête d’un nommé Jehan HANON demeurant en Angleterre lez le dit Callays vers lequel par sentence rendue par messieurs de la Loy du dit Callays il avait été condamné en la somme de 100 écus 15 sols avec des frais et mises de justice pour les dépenses de prison, à quoi il sait satisfaire sans l’aliénation d’aucun de ses biens et héritages, parmi et moyennant la somme de 2 sols au denier à Dieu et 50 sols au vin de marché, et pour principaux deniers la somme de sept vingt auatre florins (…) reconnu par devant Jehan DE MAMEZ, lieutenant du bailli, Jehan LE BINDRE, mayeur, Anthoine LE BINDRE, Pierre DE BERSACQUES, Martin DE WAVRANS, échevins de cette seigneurie le 6/1/1555.

(Archives du Chapitre de St-Omer – 2G2271- folio 38 verso)

C’était avant la reconquête de Calais par le roi de France en 1558.

(Un ouvrage ‘Calais et le Pays Reconquis en 1584’ va être prochainement publié par le Cercle d’Etudes Pays Boulonnais – Bon de souscription sur http://cepb.info/index.html )

Registres aux werps : les COPPIN

Je poursuis ma relecture des registres aux Werps de St-Omer et trouvé de nouvelles données. L »une d’elle concerne les COPPIN (ou COPIN) de Pihem : Jean THIBAULT, père de Marie THIBAULT, femme d’Artus, était marié à Marguerite DE FLECHIN.

Les recherches sur les COPPIN ne sont pas évidentes. Au début du 17ème, à Pihem, il y avait quatre Pierre COPPIN distincts dont deux fils de Pierre, ce qui m’a amené à quelques tâtonnements sur l’ascendance de Pierre COPPIN, meunier, marié à Antoinette PICOTIN. J’avais d’abord supposé que Pierre était fils d’Eustache, pour ensuite retenir l’hypothèse qu’il était fils de Pierre, lui-même, fils d’Eustache (cf. mon blog du 11/5/2008). Je fus ensuite amené à remettre question cette hypothèse pour le considérer comme petit-fils d’Artus.

Il n’y a pas beaucoup d’actes notariés pour étudier cette famille : il faut travailler d’autres archives, les cueilloirs ou terriers et ces registres aux werps. A ma connaissance, peu de personnes ont travaillé sur ces archives. Mais, si je fais des recherches sur Geneanet, le couple COPPIN x PICOTIN apparaît sur de nombreux sites. Ci-dessous, quelques statistiques obtenues aujourd’hui à partir du moteur de recherches de Geneanet :

COPPIN x PICOTIN    104 réponses

COPPIN (fils de BEAURAIN)    58 réponses

COPPIN (fils de MAMETZ)    23 réponses

COPPIN (fils de BONNART)    5 réponses

COPPIN (fils de BOUVART)    2 réponses

En regardant mes notes sur les familles d’Ecques, j’ai retrouvé Marguerite DE FLECHIN, femme de Jean THIBAULT. Elle serait fille d’Enguerand qui figurait déjà parmi mes ancêtres présumés. Je ne serai pas étonné de voir un jour un ‘généalogiste’ faire descendre Marguerite des seigneurs de FLECHIN (voir mon blog du 9/6/2014).

Fiches des HANON et des BEHELLE

Je viens de réaliser de procéder à la création ou mise à jour de plusieurs fiches patronymiques, dont celles des BEHELLE et des HANON:

 http://bchovaux.fr/Noms.html

Je peux ainsi retrouver les lieux de vie. En général, plusieurs générations se succèdent  dans une localité donnée ou des localités limitrophes. C’est le cas des HANON, descendants d’André. Ce dernier était toutefois, natif de Molinghem, et avant de s’établir à Heuringhem, avait transité par Wittes.  Quant aux BEHELLE, c’est une famille de Reclinghem, Matringhem ; mais pour cette branche, je ne dispose que de l’acte de sépulture de Barbe Pétronille, décédée à l’âge de 95 ans ou environ. C’est en établissant la fiche que j’ai découvert l’acte. Etant donné qu’elle avait établi un testament en 1749,  je pensais qu’elle était décédée peu de temps après ; mais mes recherches étaient jusqu’à présent restées vaines.  En recherchant toutes les données disponibles sur le Net, je me suis aperçu qu’il y avait un partage de ses biens en 1763. J’ai donc consulté le partage à la Bibliothèque de St-Omer et constaté que son fils Philippe Alexis ROBITAILLE, né de son second mariage, était fermier à St-Martin-au-Laert . J’ai alors consulté un relevé des BMS de cette localité et enfin trouvé l’acte que j’avais longuement cherché.  Barbe Pétronille a apparemment souvent changé de domicile : son second mari est décédé à Roquetoire, elle habitait Rebecque, lorsqu’elle établit son testament…

La fiche sur les HANON m’a, elle, fait découvrir, ou redécouvrir, qu’il y avait une dispense du 4ème degré pour le mariage de Michel HANON et Marie Barbe LEFORT ; mais, je ne puis faire que des hypothèses sur l’aïeul  commun aux deux mariés…

Registres aux werps et autres travaux

L’une des sources pour mes recherches généalogiques, ce sont les registres aux werps de la Seigneurie de Bilques, qui se trouvent dans les Archives du Chapitre de St-Omer, à la Bibliothèque de St-Omer (série 2G). Un relevé complet de ces registres n’est pas évident. Outre qu’il s’agit d’un travail fastidieux avec la description des terres faisant l’objet des transactions, des pages sont plus ou moins pâles et l’écriture souvent serrée est difficile à décrypter. Il faut déjà connaître les patronymes du secteur pour arriver à décrypter certains noms. Pour arriver à retrouver certains contrats, j’ai entrepris de me constituer un index de ces registres. Le premier est un registre du début du 16ème siècle

http://bchovaux.fr/Audomarois/Werps-2G2270.pdf

Dans ce registre, il y a, entre autres, des informations sur les FLECHIN, dont je viens de réviser la fiche patronymique. Lors de la mise à jour, j’ai jeté un coup d’œil sur Geneanet et constaté qu’une dizaine de ‘généalogistes’ faisaient apparaître le couple Enguerand DE FLECHIN x Agnès LE BINDRE que j’avais découvert dans les registres aux werps et les terriers et cueilloirs d’Ecques et qu’ils faisaient descendre d’une branche noble des seigneurs de FLECHIN. Un tel rattachement fait évidemment grossir une généalogie.

 

Je poursuis aussi la rédaction des fiches patronymiques de mon arbre et établis actuellement celle des GUILLEMIN, ce qui m’a permis de remettre en évidence une erreur sur un patronyme dans des actes notariés et un registre du 17ème siècle. Dans ces documents, des reconnaissances, il est indiqué que le beau-père de Wallerand GUILLEMIN est Jehan BOUTOILLE. Or, il s’agit de Jehan BOITEL. Les deux patronymes sont proches, mais a priori distincts. Et, dans la rente de 1631, citée dans les reconnaissances mentionnant Jehan BOUTOILLE, et que j’ai retrouvée dans le Gros des Notaires de St-Omer, il est bien écrit Jean BOITEL. Les erreurs de copie existent ; mais, au 17ème siècle, il y en avait quand même moins qu’aujourd’hui avec Internet qui les duplique et les propage.