Recherches en Picardie

Du fait de l’absence d’actes suffisamment détaillés, la recherche des ascendants nés avant 1737 n’est pas évidente et repose souvent sur des hypothèses dont certaines peuvent s’avérer erronées.

La semaine dernière, en revenant de Normandie, je me suis rendu aux Archives Départementales de l’Oise où j’ai poursuivi mes recherches sur les ancêtres de mon arrière-arrière-grand-mère Adèle POITEVIN, née en 1843 à Crèvecœur-le-Grand. Dans les liasses d’actes notariés, j’ai pu trouver quelques actes intéressants, dont des contrats de mariage. Et, l’un d’entre eux m’a fait découvrir une erreur. Elle concerne Marie CARON, femme de Claude MALLET. Dans les BMS antérieurs à 1700, il y avait un acte de baptême de Marie CARON et un seul. J’ai donc supposé qu’elle était fille de Louis et de Marie ROGEAU. En fait, d’après le contrat de mariage, elle est fille de Guillaume et d’Adrienne DU RIEZ. Ce Guillaume devrait être le frère de Louis, mentionné dans différents actes notariés relatifs aux CARON de Crèvecœur.

Sur Geneanet, j’ai trouvé trois autres sites sur lesquels la filiation était aussi erronée et ai envoyé un message aux propriétaires de ces sites avec mon relevé du contrat de mariage…

Inghen et Inghem

En consultant l’arbre généalogique d’une personne avec laquelle j’allais correspondre, j’ai découvert un Parenty né au début du 17ème siècle à Inghem, ce qui m’a un peu étonné. J’ai, par conséquent demandé à mon correspondant l’origine des informations. La réponse fut ‘Les familles du Boulonnais’ de Daudruy. J’ai donc vérifié sur cet ouvrage que j’avais déjà plusieurs consulté. Dans les pages relatives à la branche de Peuplingues des Parenty, il était effectivement mentionné Inghen, un lieu qui devait être issu d’un contrat de mariage. En regardant alors le Dictionnaire topographique du Pas-de-Calais par le comte de Loisne, après Inghem, était mentionné Inghen, une ancienne paroisse, qui fut rattachée à Tardinghem. Inhem et Inghen sont distants d’une cinquantaine de kilomètres.

Sur Geneanet, une recherche sur Parenty, Inghem donne 272 résultats et celle sur Parenty, Inghen, seulement 109 résultats…

Une triste nouvelle

Yves LEMAIRE est décédé hier après-midi. Les traitements successifs n’ont pu arrêter le cancer qui le rongeait depuis plus de deux ans.

J’avais rencontré Yves à la bibliothèque de Saint-Omer, alors que j’effectuais mes premières recherches dans les actes notariés du Gros de Saint-Omer. C’était un midi, nous sortions de la bibliothèque. Il m’avait demandé si j’avais fait des découvertes. Je venais de trouver le contrat de mariage de Pierre CADART et de Jenne COUBRONNE. A l’époque, l’acte était, pour moi, difficile à décrypter. Je lui montrai alors la copie de l’acte que je venais d’obtenir. Il me lut alors les premières lignes de ce contrat en m’indiquant qu’il avait aussi un COUBRONNE dans sa généalogie. A sa demande, je lui adressai un courriel avec l’arbre généalogique que j’avais constitué. Il me le renvoya annoté avec quelques compléments. Nous avion quelques ancêtres en commun. Ce fut le début d’une longue relation.

Julienne de Clarques – Gallica

Cette semaine, j’ai reçu un message d’un correspondant concernant Julienne de Clarques épouse de Denis de Bersacques. Il avait, en effet, trouvé une filiation différente dans les Statistiques Féodales de Justin de Pas. Dans une note sur la seigneurie de La Poterie située à Blaringhem, il indiquait que Julienne de Clarques, la mère de Philippe de Bersacques était fille de Baudouin et non de Jehan. Dans la note, il y avait deux renvois, l’un à ‘L’Epigraphie ancienne de St-Omer’ (Mémoires des Antiquaires de la Morinie – Tome 23), l’autre à la première note qu’il avait écrite sur le fief de la Poterie. Dans cette première, il présentait, en effet, Julienne, fille de Baudouin, sur la base d’une note de Violette de Noircarmes. Je n’ai pas encore cherché dans les documents du fonds Noircarmes de la Bibliothèque de St-Omer ; mais, dans Noircarmes, les sources ne sont souvent pas signalées. Il se pourrait qu’il y ait confusion entre deux Julienne de Clarques.

J’ai voulu aussi regarder ‘L’Epigraphie ancienne de St-Omer’ dans la version numérisée du tome 23 des Antiquaires de la Morinie que j’avais téléchargée sur le site Gallica. Pourtant, la référence apparaître dans l’ouvrage de M. SAVAGNIER sur les publications des Antiquaires de la Morinie. J’ai vérifié le tome 23 à la Bibliothèque d’Agglomération de St-Omer. Il y avait l’Epigraphie ancienne de St-Omer. Deux explications : erreur d’un relieur ou incident lors de la numérisation. Je viens d’envoyer un courriel à Gallica pour signaler le problème.

Quelmes

Après Herbelles, Quelmes. Je viens de travailler sur cinq rapports de dénombrements se trouvant dans le Grand Cartulaire de St-Bertin et relatifs à Quelmes. Ci-dessous le lien à un fichier pdf regroupant les travaux effectués, fichier aussi accessible à partir de mon site http://www.bchovaux.fr/index.html

http://bchovaux.fr/Lieux/Divers/Quelmes.pdf

Dans mon arbre généalogique, il y a des DESGARDINS et des RACQUINGHEM, c’est ce qui m’a conduit à travailler sur ces rapports sur lesquels figurent quelques DESGARDINS et quelques RACQUINGHEM. L’établissement de liens avec mes lignées n’est pas évident. A la différence des possessions du Chapitre de St-Omer (Ecques, Cléty,…), il n’y a pas de séries de cueilloirs et de terriers qui permettent la reconstitution des familles (les registres de l’abbaye St-Bertin ont disparu. Difficile de déduire mon ancêtre Jehan DE RACQUINGHEM descend de l’un des RACQUINHEM identifiés dans le rapport d’Olivier DAUQUE.

Par ailleurs, les rapports ne couvrent qu’une faible partie des paroisses de Quelmes et d’Acquin sur lesquels ils sont situés (dans les statistiques féodales de Justin DE PAS, 16 fiefs sont cités dont un sehl apparaît dans les relevés, le Prévôté de Quelmes).