Les LESUR du Lillérois

Je travaille actuellement sur les branches de ma généalogie dont les racines sont dans le Lillérois ou les alentours. Parmi ces branches, il y a les LESUR. A partir d’actes BMS, j’ai pu remonter à Jean et Catherine LESUR, pour lesquels j’avais trouvé deux actes de mariages en 1637 à Calonne-sur-la Lys. Ces actes ne sont pas filiatifs ; mais, à partir des témoins cités dans les deux actes, j’ai été amené à supposer qu’ils étaient frère et sœur que leurs parents étaient Nicolas LESUR et Jeanne BLARY . Il y a, en effet, sur les registres de Calonne, qui comportent malheureusement quelques lacunes, un acte de baptême d’un Jean LESUR, fils de Nicolas et de Jeanne BLARY.

Sur Geneanet, des données complémentaires apparaissent  dans une quarantaine de bases, à savoir que Nicolas est fils de Georges et de Catherine COCLE, cette dernière descendant d’une famille mervilloise. Aucune source justifiant la filiation de Nicolas n’est toutefois citée. En poursuivant les recherches sur Geneanet, j’ai constaté qu’un second mariage était cité pour Nicolas. Il se serait remarié avec une Marie JUBERT ; mais, aucune date n’était indiquée. Et, toujours sur Geneanet, j’ai trouvé un enfant du couple avec la date et le lieu du baptême, Floris, né le 23/12/1617 à Merville.

Pour vérifier, je suis allé sur le site des Archives Départementales du Nord consulter l’acte : Floris était un entant naturel né d’une ‘fornication’ entre Marie JUBERT et un Nicolas LESUR. Et, il était précisé que Nicolas était un jeune homme à marier, fils de George LESUR . Etant donné cet acte, il me paraît étonnant que ce Nicolas soit celui qui était marié à Jeanne BLARY.

Déterminer qui a établi le lien entre Nicolas LESUR de Calonne et George LESUR de St-Venant n’est pas évident, étant donné le nombre de copies de la filiation effectuées à ce jour.

A noter aussi qu’il y avait aussi, à la même époque, un Nicolas LESUR à Robecq, marié à une Marie (DE) LE MAIRE, et qui a eu deux enfants, Jacques et Nicolas, en 1602 et 1608.

Un lien existe peut-être entre tous ces LESUR : dans les registres des centièmes de 1569 de l’Artois , figurent quatre LESUR, trois à St-Venant ; Charles, Jehan et Dannel, et un second Jehan à Robecq. Ce n’est toutefois pas évident, vu le nombre d’occurrence du patronyme dans les centièmes de 1569 (ma généalogie comporte actuellement cinq branches distinctes). LESUR est , en effet, un patronyme issu d’un nom de métier (le cordonnier ?) ou d’un sobriquet (le sieur, le seigneur).

Les parents de Barbe SENECHAL

La semaine dernière, j’ai été amené à consulter l’acte de baptême de Barbe SENECHAL, née en 1617 à Chocques. Après la mise en ligne des registres BMS par les Archives Départementales, j’ai fait une copie des actes de ma généalogie, ce qui me permet d’accéder rapidement à un acte.

Sur l’acte, le nom était IVAIN et non FOUAN comme indiqué dans ma généalogie.

En fait, ce n’était pas la reproduction de l’acte original qui figurait sur mon ordinateur, mais celle issue d’une copie du registre faite à la fin du 17ème ou au 18ème siècle et dont la lecture est beaucoup plus facile. Et, je pouvais lire IVAIN, un patronyme encore porté en Artois (variantes : YVAIN, HIVIN,…) et qui figure dans les registre des centièmes de Lières et Liérette, un hameau de Lières.

(Sur Geneanet, il y avait 23 occurrences pour Marguerite FOUAN et aucune pour Marguerite IVAIN.)

Un contrat de mariage rompu…

Je travaille actuellement sur les CARON pour lesquels il y avait dans ma base Geneanet plus d’une quarantaine. Il est évident qu’il n’y a pas un ancêtre commun à tous les CARON (ou CHARON). Il est toutefois pour des CARON de Pihem ou alentours d’établir des liens. Cette recherche m’a amené à une surprise : elle concerne le père de Jérôme CARON, ce dernier étant marié à Marie Thérèse MAMETZ (j’ai découvert ce couple en travaillant sur les MAMETZ). Guilbert s’était marié à la mère de Jérôme, Marie Madeleine DUBREUCQ, en 1721 Or, dans mes données, il apparaissait comme marié à Marie Anne DELIGNY en 1715 (contrat de mariage du 19/07/1715 – * -) . Il y avait aussi une Marie Anne DELIGNY mariée à Nicolas LEDOUX (contrat de mariage du 23/11/1715).. Il s’agissait de la même Marie Anne, fille d’Antoine DELIGNY et de Marie DURIEZ.

Guilbert n’avait donc pas épousé Marie Anne. (

(Sur Geneanet, j’ai introduit le premier contrat ; mais pour ce faire, il faut considérer les contractants comme mariés…)

* Source : les minutes notariales d’Aire conservées aux Archives Départementales et non le Gros de Saint-Omer ?

Les MAMETZ

Après les DELEPOUVE, j’ai travaillé sur les MAMETZ en reprenant tous les relevés dont je dispose. Un acte de mariage m’a amené à modifier l’arbre figurant et avoir une autre approche pour la filiation de François MAMETZ, père de mon ancêtre Jenne , mariée à Gilles MACHART.

Cette nouvelle étude m’a amené à rechercher des informations sur un homonyme de l’un de mes SOSAS, Philippe MAMETZ marié à Marguerite POTIER. J’ai découvert que cet homonyme avait été marié trois fois, son dernière épouse étant Marguerite LATOUR, de Pihem. Et, dans les copies d’actes que j’avais dans mes archives, il y avait son testament dans lequel, il mentionnait son fils naturel. Pour être certain que le Philippe ALEXANDRE de Biencques était celui qui avait résidé successivement à Herbelles et Bomy, il m’a fallu comparer les signatures de plusieurs actes.

Ensuite, je me suis attaqué à un problème d’homonymie. Sur le relevé des BMS de Herbelles, par Yves LEMAIRE, il y a deux Antoine MAMETZ, nés à deux ans d’intervalle (1661-1663). Une recherche sur Geneanet me donnait une date de décès d’un Antoine, le 29 mars 1743 à Herbelles. Mais, sur différents sites, la même date était donnée pour les deux Antoine. Sur la base en ligne des Archives Départementales du Pas-de-Calais, ce jour-là, un seul Antoine était décédé ; toutefois, les informations sur l’acte n’indiquaient pas quel était cet Antoine. Deux familles distinctes peuvent être identifiées à partir des BMS. L’un d’entre eux était décédé avant 1714. Finalement, un examen des signatures me laisse pense que celui décédé avant 1714, marié à Marie Jeanne CHABE, était né en 1661, fils de Pierre et de Marguerite DELEPOUVE.

Enfin, J’ai effectué une recherche sur Vincent PIGACHE qui apparaît sur différents actes notariés relatifs aux MAMETZ, L’un des actes consultés comportait une erreur, celui de Guillaume MAMETZ, petit fils de Jan PIGACHE, et de Barbe CARPENTIER. La conclusion de cette recherche, Guillaume serait le petit-fils de Jan PIGACHE et Marguerite FLECHIN et Vincent le frère de Jan. Je n’ai pu toutefois trouver les parents de Guillaume.

Ces trois études figurent en annexe d’une fiche que je viens de compléter

http://bchovaux.fr/Noms/62/MAMETZ.pdf

Les MARTEL de Blendecques sur Geneanet

Cette semaine, j’ai été amené à consulter Geneanet sur les MARTEL de Blendecques et à découvrir un Jean MARTEL et Catherine DE BECQUE, père et mère de Philippe, qui s’est marié en 1617 à Anne FIOLET. Or, dans mes recherches, si le mariage de Philippe apparaît dans les BMS de Blendecques (acte non filiatif), je ‘avais jamais trouvé mention de ses parents.

Et, en consultant mes notes sur Blendecques, j’ai découvert qu’il y avait un contrat de mariage entre Jean MARTEL et Catherine DECQUE en date du 24/11/1695. Un généalogiste a dû transformer le D en B. Ceci me fut confirmé par un correspondant, qui m’indiqua que les parents de Phles étaient Phles et Isabeau PAYELLE (Transport n° 3 du 11/021633 – Gros des Notaires de Saint-Omer – acte dont un relevé fut publié par Nicolas LORRY sur le forum GenNPDC).

Toujours sur Geneanet, Jean MARTEL, mari de Catherine DECQUE, était présenté comme fils d’Estienne François, lui-même, fils de Philippe et d’Anne FIOLET. En fait, le contrat de mariage de 1695 mentionnait comme père de Jean MARTEL « feu Estienne », qui était marié à Marie DUPONT. Et, dans le relevé des BMS de Blendecques, les enfants de Philippe étaient

Aucun Estienne François !

Plusieurs actes du Gros des Notaires citent Estienne, décédé en 1688 à Blendecques, âgé d’une cinquantaine d’années ; mais aucun ne le dénomme Estienne François. Etant donné le nombre de MARTEL à cette époque dans l’Audomarois, établir un lien entre Estienne et François me paraît hasardeux.