Maintenance

Comme je voulais voir si je savais encore programmer en HTML, je viens de revoir le code des pages de mon site. Depuis un certain temps, je procédais, en effet, à la mise à jour des pages avec Word. Et, en lisant les sources de mes pages HTML, je me suis aperçu que beaucoup de styles différents avaient été ajoutés. J’ai aussi revu l’organisation des fichiers sur mon espace Internet. Pour simplifier l’arborescence du site, j’ai réduit le nombre de dossiers. Ce changement a toutefois pour conséquence l’obsolescence d’un certain nombre de liens hypertextes, en particulier, ceux que j’avais introduits dans les articles de mes blogs ou dans ma base Geneanet…

J’ai donc aussi fait de la maintenance sur cette base Geneanet où j’ai fait disparaître les notes et les sources renvoyant aux fiches consultables sur mon site personnel. Et, je me limite à nouveau à ne présenter sur Geneanet que ma seule ascendance, sans faire figurer les branches collatérales. Je publierai cependant sur mon site personnel les recherches effectuées sur certaines branches comme les DELEPOUVE, les CADART et les CHOVAUX.

Les MACHART

En continuant les recherches sur les lettres de rémission de l’Audomarois conservées aux Archives Départementales du Nord (série B), j’en ai trouvé trois relatives à une rixe entre jeunes gens à Ecques, près de la place de Coubronne, en 1619, dans laquelle deux frères MACHART ont reçu des coups mortels, et une quatrième relative à l’homicide perpétré à Cohem, en 1616, lors de la ducasse, par François MACHART.

Comme dans mon ascendance j’ai quelques MACHART, j’ai regardé s’il y avait des liens de parenté entre les MACHART cités dans les lettres et mes ancêtres.

Les deux MACHART tués à Ecques, Louis et Bauduin, étaient deux frères demeurant à Quiestède. Dans l’une des trois lettres, il est rapporté que l’un d’entre eux a crié vers l’un des protagonistes, Jean ROZE, fils de Jacques, du village de Wardrecques : ‘Cousin tu m’as tué’. Cet élément m’a permis d’établir le lien avec ma généalogie. Jacques ROZE était, en effet, marié à Hélène MACHART. Er, dans les actes du Gros de Notaires de St-Omer que j’avais vus à la Bibliothèque de St-Omer, il y avait une reconnaissance en date du 14/10/1600 (référence1600-65) :

Comparurent en leurs personnes Marcq LE LEU, laboureur, Herrye MACHART, sa femme, Franchoise MACHART, veuve de Guillaume LAY, Jacques MACHART, brasseur, et Anne GHERBOIDT, sa femme, demeurant à Racquinghem, Jacques ROSE, aussi laboureur, et Péronne MACHART, sa femme, demeurant à Campagne-lès-Arques, Anthoine HEREN, bourgeois de la ville de St-Omer, y demeurant, et Jenne MACHART, sa femme, Jehan MARCAN, aussi laboureur, demeurant à Oexelaire, Jehan FOLQUE, demeurant à Bavincove et Jehan MULART, laboureur, demeurant à Zutpeene, pays de Flandres, et reconnurent les dites femmes dûment autorisées de leurs maris et sans contrainte, comme les dits Jacques et Franchoise étaient, par sentence du bailli de ceste ville en date du 20ème de juin dernier, condamnés à fournir et bailler … par hypothèque au contentement de Damoiselle Isabeau de ZURLAYS, veuve de Sire Denis CARRE, en son vivant échevin de cette ville, au profit de laquelle la dite sentence avait été donnée, et à faute de ce … étaient condamnés en la somme de 420 florins pour les principaux deniers de 30 florins de rente qui lui sont dû annuellement au 8ème jour d’août comme héritiers de feu Philippe MACHART et les autres comme héritiers de feu Pierre MULART selon que plus long est tenu par les lettres de création de la dite rente, faites et passées par devant notaires royaux en date du 8 août 1573, (…)

Louis et Bauduin, neveux d’Hélène MACHART, devaient donc être fils de Jacques, brasseur, lui-même fils de Philippe. C’étaient aussi les neveux de Françoise MACHART, veuve de Guillaume LAY, qui figure dans ma généalogie.

Quant à François MACHART, il est indiqué dans la lettre de rémission : ‘fils de feu Michiel, à son trépas manouvrier, demeurant au village de Roquetoire (…) serviteur domestique de Jean LE ROY, bailli dudit Roquetoire’. Je n’ai pas trouvé d’élément permettant d’établir la filiation. Dans un acte, il est mentionné un Michel MACHART (rente 1632-425) :

Comparurent personnellement Damoiselle Anthoinette VIDELAINE, veuve de Pierre MACHART, demeurant à Rincq, Me Pierre MACHART, licencié es droit, avocat au Conseil d’Artois, demeurant en cette ville, Jan et Michel MACHART, laboureurs demeurant audit Rincq, la mère religieuse du Couvent de Ste Catherine de Sion, dit des Pénitentes tertiaires de l’ordre de St-François en cette ville / pour la dot de sœur Gertrude … ci-devant Marie MACHART, leur sœur / 100 florins de rente

Mais, l’acte est en date du 16/08/1632, et le père de François était décédé avant 1616. Un acte, relevé par Yves LEMAIRE, cite un François MACHART

Vente du 12/6/1648 (n° 166): Jenne MACHART vve de Jan CRECLIN, de Rincq ; à Franchois MACHART ; la portion, scitué à Rocquestoir, à elle succédé par feu Jean MACHART.

Ce Franchois ne figure pas dans les relevés des BMS de Roquetoire. Rattacher Michel et son fils à l’une des 6 branches MACHART apparaissant sur mon arbre n’est pas évident, étant donné le nombre de MACHART figurant sur les registres des centièmes de 1569 qui n’ont pas disparu comme ceux de Roquetoire, Aire ou Rincq.

 

Nota. L’écriture de cet article m’a amené à consulter Geneanet ; Et, j’ai retrouvé sur certains sites des extraits de mes travaux plus ou moins bien copiés-collés sans que je sois cité et sans que la référence de l’étude soit indiquée. De même, des extraits des relevés de Philippe DERIEUX, Yves LEMAIRE et de quelques autres généalogistes sont reproduits sans qu’ils soient cités par ceux qui s’approprient leurs travaux.

Bagarre à Pihem

Ci-dessous une autre lettre de rémission à la requête de Liévin THIBAUT qui était le frère de mon ancêtre Marie THIBAUT, mariée à Jean DUPLOUY, et qui épousa en 1639 Françoise DELANNOY.

B1812 1627-1629 vue 179 (folios 163-164)

Philippe, etc, savoir faisons à tous présents et à venir, que nous avons reçu l’humble supplication et requête de Liévin THIBAULT, fils à marier de … ,et laboureur demeurant à Biencques , district d’Arthois, que le 3ème jour d’août de l’an 1627, ayant été en … et bu quelques pots de bière au village de Pihem avec Michel BECU, de Roquetoire, homme marié, et Gilles FLANDRIN, jeune homme à marier, retournant par ensemble dudit lieu pour se retirer … en leurs maisons, fortuitement, ils rencontrèrent en chemin, une heure après jour failli, Jacques CADART, aussi jeune homme à marier, qui … chemin pour s’en aller en sa maison à Pihem ; auquel CADART, ledit Michiel BECU tint quelques paroles, puis, conjointement, ils entrèrent en … et dispute et, après, vinrent aux mains si bien que lesdits BECU, FLANDRIN et le remontrant commencèrent de loin à ruer de quelques coups de pierres et cailloux pour que se retire ledit CADART, qui aussi, de sa part, en ruait et jetait des cailloux à l’encontre d’eux ; mais comme ledit THIBAUT s’apercevait que lesdits BECU, FLANDRIN et CADART s’approchaient de près, continuant respectivement de ruer des cailloux l’un contre l’autre, il désista de ce faire, craignant quelques inconvénients, d’autant plus qu’il n’avait eu avec eux ou autres aucune difficulté, ni querelle, et se retirant doucement, le mieux qu’il pouvait, d’iceux BECU, FLANDRIN et CADART, qui … continuèrent de jeter l’un contre l’autre jusqu’à ce que finalement ledit CADART fut blessé en la tête, semble-t-il, d’un coup de ces dits cailloux, à plaie ouverte et sang coulant, de sorte que quelques jours après, il en était mort au grand regret dudit remontrant ; lequel disait n’avoir … ou intention d’offenser ledit CADART, moins de coopérer à sa mort, pour l’avoir toutefois connu en qualité de parent et allié. Le dit Jacques CADART fut aussi interrogé par le bailli et hommes de loi dudit Biencques peu avant son trépas, et, après avoir reçu tous les sacrements de notre mère la Ste Eglise, en avait chargé ledit Michiel BECU … le remontrant craignant la rigueur des placards pour ceux qui se sont trouvés à telles mêlées et débats, et depuis, prit son recours à nous, suppliant humblement qu’il nous plût le pardonner et remettre tout ce qu’il pourrait avoir offensé et failli en ce particulier, et, à cet effet, lui faire dépêcher nos lettres d’abolition ou bien de rémission selon l’exigence du cas. Pour ce est-il que, nous, ces choses considérées et sur icelles de l’avis des bailli et hommes de fief de ladite Seigneurie de Biencques, voulant en cette partie préférer grâce à rigueur de justice, avons audit Liévin THIBAUT fait pardon, quitte … de grâce spéciale par ces présentes le cas et homicide ci-dessus déclarés avec toute peine et amende corporelle (…)

(en notre ville de Bruxelles au mois d’août, l’an de grâce 1628)

Encore un homicide à la suite d’une beuverie !

Un point étonnant : Liévin THIBAUT prétend ne pas être le responsable de la mort. Alors que la rixe se poursuivait, il s’est retiré doucement. De plus, Jacques CADART, la victime, l’a disculpé avant la mort. Mais, d’après les lettres de rémission déjà parcourues, il apparaît que ceux qui demandent la rémission présentent les faits de manière à minimiser leur acte.

Michel BECU n’apparaît pas dans les relevés dont je dispose, de même que Gilles FLANDRIN. Il y avait toutefois des FLANDRIN à Pihem où, au début du 17ème siècle, résidait le couple Betremieux FLANDRIN x Jenne COCQUEMPOT. Quant à jacques CADART, je n’ai pas trouvé d’acte notarié le concernant. Il pourrait être le fils de Jacques CADART et de Jenne DE MAMETZ, qui seraient décédés sans héritiers directs (cf. la reconnaissance n° 290 du 8/1/1650 du Gros des Notaires de St-Omer). L’acte de sépulture de Jacques CADART, le 1/4/1635, mentionne qu’il était sergent de la paroisse.)

(Je n’ai pas trouvé de lettres de rémission pour Michel BECU et Gilles FLANDRIN.)

Les BOITEL de Herbelles

Ci-dessous, une autre lettre de rémission trouvée aux Archives Départementales du Nord

B1803 – 1616 – vue 53

L’humble supplication ; de Jehan BOISTEL, fils de Jehan, jeune homme à marier ; demeurant à Herbelles, bailliage de St-Omer, contenant que le dimanche 3ème jour de mai 1615, étant en compagnie de Pierre LOIR, Jean LE TOUR, Roland ALEXANDRE et Jacques SOUDAN, tous jeunes hommes à marier, au logis de Jehan DE LANNOY, hostelain, demeurant à Herbelles, où, après avoir bu, à savoir lesdits Pierre, Jean DE LE TOUR, Roland ALEXANDRE, à leur écot particulier, serait survenu ledit suppliant qui aurait fait tirer un demi pot de bière avec lequel il est entré dans la chambre où était les 4 jeune gens et s’assit seul au bout où, après avoir bu ledit pot de bière, il aurait fait tirer un deuxième, duquel il fit part à la compagnie et en voulait faire tirer davantage, ce que ladite compagnie refusa, disant qu’ils en avaient assez et partirent dudit cabaret sans qu’il y ait aucune noise ni difficulté entre eux, acceptant de venir en la cour dudit lieu,. Icelui Pierre LOIR aurait dit audit suppliant que ce n’était pas assez de donner un lot de bière, à quoi il avait répondu que si et plutôt deux qui lui coutèrent vingt sols, et, ces propos étant finis, les dits jeunes gens se retirèrent les uns devant et les autres après et ledit remontrant allant avec Roeland ALEXANDRE avait dit être marri d’être rebouté ou dénigré pour un lot de bière. Et, comme lesdits jeunes gens continuaient leur chemin sans autres propos d’aigreur ou querelle et qu’ils arrivaient près du cimetière dudit Herbelles, ledit Pierre LOIR, qui marchait devant, se serait retourné à grande vitesse, garni de son épée l’une contre l’autre, et, aurait agressé ledit suppliant qui se mit en défense, et ainsi donna trois ou quatre coups d’épée l’un contre l’autre. Et, aussitôt ledit Pierre LOIR, étant retiré par l’un de ses compagnons qui le tint par le bras, se serait laissé tombé par terre. Et, ses compagnons pensant qu’il était tombé par surprise de boisson, le relevèrent à force de bras et le trainèrent jusqu’à la cour de Martin ALEXANDRE, bailli dudit Herbelles, où ils le laissèrent croyant qu’il dormait en le couvrant d’un manteau contre la froidure de la nuit, sans que personne ne s’aperçoive que ledit Pierre était blessé jusqu’au lendemain où il fut trouvé mort, ayant un coup d’épée en la poitrine. Et, combien ledit remontrant … à la vérité de dire d’avoir donné le coup mortel et ne croit qu’aucun autre .. (n’aurait) tiré quelques coups d’épée contre ledit Pierre Loir, il serait retourné vers nous suppliant très humblement à ce qu’il nous plût lui remettre et pardonner tout ce qu’il pouvait avoir mépris (…)

(février 1616)

 

Deux des protagonistes figurent dans ma généalogie, à savoir

  1. Roland ALEXANDRE, qui était le fils de Martin, bailli,
  2. Jean BOITEL, fils de Jean et de Jenne DE MAMETZ

 

Jean, fils de Jean, était le frère de Marie BOITEL, femme de Wallerand GUILLEMIN, qui figure dans ma généalogie.

En vérifiant les données que j’avais sur les BOITEL de Herbelles, j’ai été amené à m’interroger sur la filiation de Jean BOITEL, qui épousa en 1598 Jenne DE MAMETZ. A partir d’un registre aux werps du chapitre de Saint-Omer, je considérais que Jenne était fille d’Anthoine (cf. http://bchovaux.fr/Noms/62/MAMETZ.pdf – Branche 3). Or, dans le Gros des Notaire de St-Omer, se trouvent les deux contrats suivants :

Cm du 4/12/1582 acte 85

  • DE LE POUVE Guillaume, archier des ordonnances de sa Majesté sous la charge du Comte de Hénin, ass. de Jehan DE LE POUVE, laboureur au Maisnil Dohen et de Pierre DE LE POUVE demt à Upen d’Amont ses fr.
  • Dalle DE MAMEZ Franchoise, veuve de + Anthoine DOLLAIN demt à Cléty, ass. de Dalle Jehenne DE SAINS veuve de + Monsr. Eustache DE MAMEZ en son temps escuier, Sgr de Clety, Nielles, de Eustache DE MAMEZ, escuier Sr ……. son fr. et de Dalle Anne DE LA HAYE sa compaigne.

Cm du 03/08/1598 acte 53

  • DE LE POUVE Guillaume, veuf, ass. de Anthoine DE LE POUVE son fr., Anthoine DUET son b.fr., Jehan BOITEL son b.fr., archier de la Cie d’ordonnance de Monsgr le Comte du Roeulx
  • DE LE POUVE Marie, f. de + Jehan DE LE POUVE fils de Guillaume, ass. de Anthoine DE LE POUVE son fr., Pierre HATUTTE son oncle et advoué et Jehan MAUSENE mary et bail de Péronne DE MARTHES maraine à ladite Marie, Se Anthoine SOUDAN prêtre son cousin germain, Vincent WENDIN son cousin et bon amy

A partir de ces deux contrats, l’on peut déduire que Jehan BOITEL, beau-frère de Guillaume DELEPOUVE, était marié à une DELEPOUVE ou à une MAMETZ. La seconde hypothèse amène à considérer qu’il était marié à une sœur de Franchoise, fille d’Eustache DE MAMETZ, Sr de Cléty (cette seconde hypothèse est difficile à étayer : dans le fonds Noircarmes de la Bibliothèque de St-Omer, je n’ai trouvé aucun élément qui permette de la valider).

Or, si ces deux hypothèses paraissent peu probables, il ne faut pas écarter que Jehan BOITEL , en 1598, soit un veuf qui se remarie à Jenne DE MAMETZ, fille d’Anthoine. Je n’ai, en effet, aucun acte faisant apparaître Jenne DE MAMETZ comme mère de Marie, femme de Wallerand GUILLEMIN, ou de Jean BOITEL. D’autre part, comme Jean, fils de Jean, jeune homme à marier, commit l’homicide en 1615, s’il était né après le mariage de son père et de Jenne DE MAMETZ en 1598, il aurait moins de 17 ans

La recherche sur la filiation de Marie BOITEL continue …

(Une autre recherche : les branches BOITEL de Herbelles et de Heuringhem sont-elles liées ?)

Lettre de rémission de Mahieu LE BLOCQ

Actuellement, je recherche aux Archives Départementales du Nord les lettres de rémission concernant mes ancêtres ou leurs collatéraux, ce qui m’a amené à prendre connaissance de l’une d’entre elles dont j’ai relevé une partie

B1748 – Année 1537 – vue 24

Charles etc…, savoir faisons à tous présents et à venir, nous avons reçu l’humble supplication de Mahieu LE BLOCQ, fils de feu Jehan, pauvre homme de labeur, demeurant au village de Bilcques en notre baillage de St-Omer, contenant comme le dimanche par avant le jour de Noël dernier passé de l’an 1536, environ 8 à 9 heures du soir, lui étant à la porte de sa maison, devisant avec sa femme et Baudin PIERS sans penser à autre chose, entendant au logis de Porrus DE BERSACQUES , son prochain voisin, des compagnons qu’il ne connaissait pas et qui, contrefaisant les gens de guerre, demandèrent de la tarte ou de l’argent, si non ils abattent la porte. Ce qu’entendant, ledit remontrant, sachant que ladite femme dudit Porrus était seule avec sa meschine et que lesdits compagnons criaient ‘France’ ‘France’, sortit sa maison et se dirigea vers lesdits compagnons, muni seulement d’une fourche pour savoir qui ils étaient ; il les aborda et leur demanda qui est le frère, lequel lui répondit (…) disant morbieu en veut ta … (pler) et dégaina son épée de laquelle il porta plusieurs coups que ledit LE BLOCQ détourna du mieux qu’il put et, voyant que ledit compagnon se préparait à l’outrager ; lui avait de sadite fourche donné un coup ou deux . (Le compagnon blessé alors parla) et auxquelles paroles qu’ il entendit, il sut que c’était un nommé Lambert LE BOSQUERE et lui demanda que, s’il était blessé, il vienne avec lui et qu’il lui baillerait un restraintif, ce que ne voulut pas ledit Lambert, qui s’en alla où bon lui sembla (…), de laquelle bleschure … ou autrement

(Lambert LE BOSQUERE décéda trois semaines après et Mahieu Le BLOCQ s’enfuit du bailliage de St-Omer pour éviter la rigueur de la Justice. La rémission lui fut accordée en août 1537, avant de demander la rémission)

Comme cette lettre datait de 1537, après avoir procédé à ce relevé, lesouvrage de Jean-Marc DISSAUX, ‘La guerre de 1537 en Artois’ et ‘La guerre de 1542 en Artois’, publiés par l’association Alpha, dans lequel se trouve la transcription des enquêtes, ordonnées par l’empereur Charles Quint, comte d’Artois, et relatives aux destructions résultant de la guerre avec les Français. Le rapport de 1537 détaille les pertes et dommages subis par les habitants de Bilcques ‘très le commenchement d’icelle par les incursions et pilleries que faisoient journellement audict lieu les gens de guerre franchois tenans garnison en la dicte ville de Thérouanne’ (la ville de Thérouanne était alors une enclave française dans le comté d’Artois). Et, dans celui de 1542, l’un des trois rapporteurs, était Mahieu LEBLOCQ, ‘labourier, eagé de quarante et ung ans’. Ce rapport était suivi de celui de Helfaut (les communes de Helfaut et de Bilques ont fusionné vers 1820). Et, l’un des rapporteurs était Mahieu LEBLOCQ, demeurant à Bilques.

Dans les Comptes d’Anniversaire du chapitre de St-Omer, conservés à la Bibliothèque de Saint, il apparaît deux Mahieu LE BLOCQ, l’un de Bilques, l’autre de Helfaut ; ce denier étant l’un de mes ancêtres. Y avait-il un lien entre les deux Mahieu ? En recherchant dans mes notes, j’avais relevé dans les registres aux werps du chapitre, un certain nombre d’informations sur les LE BLOCQ (voir sur mon site

Le registre 2G2270 (1526-1545)

Mahieu de Bilques était le neveu de Mahieu de Helfaut. Il était en outre marié à Jehanne ALHOY. Porrus de BERSACQUES, son voisin le plus proche, et Baudin PIERS étaient aussi mentionnés dans ces registres.