Questions sur les HOCHART

Une question vient de m’être posée sur la filiation de Louis HOCHART, marié à Jenne FIOLET. Etait-il fils de Martin HOCHART et de Françoise TARTARE ou de Jehan et de Barbe BACQUELET ?

Cette question m’intéressait, ayant des HOCHART dans mon ascendance et que j’avais tenté de rattacher sans succès au couple Martin HOCHART x Françoise TARTARE. Je regardai donc dans les relevés d’Yves LEMAIRE, de Philippe DERIEUX et dans ceux que j’ai personnellement effectués. Un contrat de mariage du Gros des Notaires de St-Omer en date du 9/4/1740 (n° 54) entre Gilles LAGNEAU et Marie HOCHART, fille de feu Louis, laboureur à Coubronne. Dans les apports de Marie, il y avait la 4ème part de la vente mobilière après le trépas de Jean HOCHART son’ père grand’ et une somme due par ses tuteurs, après un rachat fait par son père après le décès de Jenne FIOLET, sa mère.

Donc, Marie HOCHART était fille de Louis et de Jenne FIOLET et petite-fille de Jean.

En poursuivant mes recherches, je m’aperçus d’une incohérence : la reconnaissance du 6/10/1648 (n°97) par Gilles LAGNEAU, dont la femme était fille de feu Louis HOCHART, indiquait que Louis était fils de Martin. Un autre acte du Gros de St-Omer, l’obligation du 22/6/1649 (n°222) relative à une vendue après le trépas de Martin précise que Gilles LAGNEAU était l’un des quatre héritiers de Martin TARTARE. Dans le contrat de mariage cité plus haut, il était fait mention de la 4ème part d’une vente mobilière. Etait-elle celle concernée par cette obligation ? Faute d’autres éléments, il est difficile de conclure. Il se peut qu’il y ait une erreur dans e contrat de mariage, ou dans le relevé. Une autre hypothèse, le ‘père grand’ serait l’arrière grand-père…

En tout cas, d’après les différents actes du Gros que j’ai pu trouver, et les cueilloirs et terriers d’Ecques, Martin avait quatre enfants :

  1. Louis, marié à Jenne FIOLLET (fille : Marie, mariée à Gilles LAGNEAU)
  2. Jean, marié à Antoinette GOIDOU (fils : Antoine, marié à Isabeau BOUY)
  3. Anne, mariée à Jehan DUCASTEL
  4. Martine, mariée à Nicolas MERLEN

Après une recherche dans le Gros, j’ai regardé sur Internet. Et j’ai trouvé un site présentant Louis HOCHART, mari de Jehanne FIOLET et fils de Jehan et de Barbe BACQUELET. Il y avait une note justificative avec une source ‘Les familles anciennes de l’audomarois’ – P. DAUDRUY et H. LORGE 1988, ce qui m’a amené à regarder l’ouvrage, dans lequel un chapitre est consacré aux HOCHART. Les auteurs de l’ouvrage sont prudents et utilisent le conditionnel en indiquant que Pierre HOCHART, devenu bourgeois de Saint-Omer, serait père de Martin HOCHART, laboureur à Heuringhem, et de Jehan HOCHART d’Ecques. Ce dernier est ensuite donné comme père de Loys, mari de Jehanne FIOLET. Il est fait référence au contrat de mariage cité plus haut avec la précision suivante ‘Jehan, mort trois mois avant le siège d’Heuringhem’ (deux relevés donnent donc Jehan et non Martin). Par contre, il n’est pas fait mention de Barbe BACQUELET, femme de Jehan HOCHART.

L’ouvrage de DAUDRUY et LORGE fait apparaître plusieurs enfants de Louis et de Jenne FIOLET. Je suis toutefois dubitatif, aucun élément ne justifiant le lien. D’après les actes du Gros trouvés dans le Gros : Marie était après 1640 la seule héritière de Louis HOCHART. En ce concerne le couple Jehan HOCHART x Barbe BACQUELET, il y a deux actes intéressants dans les relevés de Philippe DERIEUX : tout d’abord le contrat de mariage du 28/05/1583 (n°17) entre Jehan HOCHART, bourgeois, demeurent à St-Omer, et Barbe BACQUELER, veuve de Jehan COINTEREL et un accord en date du 17/10/1583 entre une sœur utérine de Barbe, Amande AUBRON, âgée de 60 ans, et Jehan HOCHART, à propos de la succession de la défunte Barbe BACQUELER, d’où la conclusion que Barbe était décédée sans enfant.

Toujours sur Internet, Marin TARTARE, bailli d’Heuringhem, apparaît, sans aucun élément justificatif, comme père de Gérard HOCHART, mari d’Isabeau CRESPIN, qui est tantôt de Gouy-en-Ternois, tantôt de Gouy-en-Artois (il y a cinq communes dans le Pas-de-Calais comportant le patronyme Gouy !). Ces communes sont situées dans le sud de l’Artois (Gouy-en- Ternois est situé à 43 km d’Heuringhem). Dans ma généalogie, j’ai un ancêtre Jean-Baptiste LARIVIERE, né en 1700 à Bouret-sur-Canche, et décédé en 1780 à Racquinghem (entre Bouret et Gouy-en-Ternois, il y a à vol d’oiseau 9 km). Le déplacement ente Heuringhem et Frévent ne peut être exclu : il faudrait toutefois disposer d’un justificatif (dans le cas des LARIVIERE, ce sont des informations issues des registres BMS). D’après les actes relatifs à la succession de Martin HOCHART, l’hypothèse que Gérard, de Gouy, soit fils de Martin, d’Heuringhem, me paraît invraisemblable. Sauf preuve du contraire, ce serait l’une des multiples erreurs véhiculées sur le Net.

La généalogie, comme dans toute science, nécessite une approche critique et implique de vérifier toute donnée.

(L’ouvrage sur les patronymes en Artois en 1569 montre qu’il y avait des HOCHART un peu partout.)

Une lettre du maire de St-Omer

En poursuivant à la Bibliothèque de St-Omer la lecture des registres de la correspondance municipale, j’ai trouvé la copie d’une lettre du maire de St-Omer au ministre de la justice en date du 30 pluviôse de l’an 13 :

La lettre que Votre Excellence m’a fait l’honneur de m’adresser le 24 de ce mois me force à recourir de nouveau à votre justice pour dissiper les fausses inculpations que l’on a dirigées à ma charge.

Qu’il me soit permis de mettre sous les yeux de votre excellence la conduite que j’ai tenue à l’occasion du Mariage de M/ LEVAILLANT.

Mr LEVAILLANT m’a présenté à la vérité le consentement de son père et copie de votre lettre à lui adressée portant que, dans le cas du dissentiment entre les père et mère, le consentement du père suffisait.

Plein de respect pour votre décision, je n’aura pas manqué de procéder à la célébration de son mariage, s’il ne m’avait pas observé que madame sa mère était divorcée et qu’en conséquence son consentement était inutile, puisqu’elle avait convolée à de secondes noces.

Religieux observateur des lois et ne trouvant dans le Code Civil aucun article qui peut s’appliquer à cet imprévu dans lequel se trouvait M.LEVAILLANT, je lui dis que pour éviter tout compromis et pour mettre ma responsabilité à l’abri de tout reproche, je désirais prendre l’avis d’un jurisconsulte.

L’avis du jurisconsulte était qu’il fallait le consentement de la mère ; pour lever toute difficulté, je lui proposai d’en référer à Votre Excellence. Il y consentit, ce qui a motivé ma lettre du 1er thermidor an 12.

Il convient qu’il différerait son mariage jusqu’à votre décision, et pour lui prouver ma franchise et ma bonne foi, je lui donnai copie de ma correspondance.

Il en fut satisfait et me dit qu’il allait écrire par le même courier, pour hâter une prompte décision,

Mais quelle fut ma surprise, lorsque le lendemain 2 thermidor, Mr LEVAILLANT accompagné d’un huissier et deux témoins me fit sommation d’indiquer le jour et l’heure auxquels il pourrait se rendre au bureau des actes Civils pour rédiger l’acte de mariage. Je me contentai de lui rappeler la promesse qu’il avait faite la veille d’attendre votre décision.

IL se retira et ne reparut plus : ma surprise devint bien plus grande lorsque j’appris qu’il avait quitté cette ville pour se rendre à Calais, où sans égard à la parole qu’il m’avait donnée, il contracta mariage.

Je lui avais cependant promis qu’aussitôt votre décision reçue, je procéderai à la célébration de son mariage. Il me dispensa de faire cette démarche auprès de lui, car il était marié avant l’arrivée de votre lettre du 18 thermidor an 12 que j’ai reçue le 21, ce qui est prouvé par l’acte civil passé à Calais le 20 thermidor, même année.

Je devais cette explication franche et loyale à Votre Excellence. Le poste honorable qui m’est confié m’impose le devoir rigoureux de dissiper tous les nuages qui peuvent porter atteinte à une fonction et altérer la confiance si nécessaire pour bien administrer.

J’ose espérer que vous daignerez accueillir favorablement ma justification.

Ci-dessous le lien à l’acte de mariage retrouvé sur le site en ligne des Archives Départementales du Pas-de-Calais

http://archivesenligne.pasdecalais.fr/ark:/64297/34b2563a6ff761d1

François Antoine Emmanuel LEVAILLANT, natif de Lunéville et capitaine attaché à l’état-major général du ministre de la Guerre, voulait se marier à la fille d’un négociant de St-Omer. Il était alors âgé de 29 ans. Une recherche sur Internet m’a permis de découvrir une très intéressante page sur son père, qui avait été explorateur et qui a publié quelques ouvrages ‘Voyage dans l’intérieur de l’Afrique’, ‘Histoire naturelle des perroquets’,… 

http://www.scricciolo.com/Nuovo_Neornithes/Levaillant.htm

Dans l’acte de mariage de mes grands-parents paternels, il est mentionné que mon grand-père avait ‘déclaré à serment, conformément à la loi du 21/06/1907, qu’il se trouve dans l’impossibilité de produire l’acte mortuaire ou la preuve de l’absence de sa mère faute de connaître le lieu de son décès et celui de son dernier domicile‘ (ses parents étaient divorcés…). Les lois avaient évolué.

Recherches dans les Archives municipales et la presse de St-Omer

Actuellement, je travaille sur les maires et conseillers municipaux de St-Omer au 19ème siècle. En faisant des recherches sur l’école à St-Omer, j’ai constaté que quelques-uns avaient traversé les régimes et qu’il y avait des liens étroits entre certains d’entre eux. Pour établir la liste des maires et des conseillers, je me base d’abord sur les informations des registres de délibérations municipales (*). Une liste des maires est publiée sur différents sites Internet ; mais elle comporte quelques inexactitudes et ne reflètent pas les changements de municipalité qui se sont succédés lors de la Révolution. En recherchant dans les journaux numérisés du site de la Bibliothèque de St-Omer et les registres paroissiaux et d’état-civil des sites des Archives Départementales, j’essaie d’en savoir un peu plus sur les membres des municipalités. Pour ce faire, je compare les signatures trouvées dans celles et celles des actes que je peux trouver. Et, il a quelques difficultés, par exemples : deux Jacques Joseph CARON.

En consultant un registre de la correspondance municipale -non numérisé-, j’ai trouvé la note suivante :

2067 – 3 floréal an 8 – Réponse au préfet sur les minutes notariales : elles étaient déposées aux greffes des Gros, exception faite des 8 paroisses de Brédenarde et du pays de l’Angle, et non reçues par les échevinages, jusqu’à la loi qui a établi des notaires garde-notes et tablions.

Que sont devenus donc les minutes des actes notariés de ces 8 paroisses ? Si quelqu’un a la réponse, je suis évidemment intéressé.

 

* Ces registres sont en ligne sur le site de la Bibliothèque de St-Omer.

http://bibliotheque-numerique.bibliotheque-agglo-stomer.fr/

Internet…

Ce matin, l’alerte Geneanet m’a signalé de nouvelles données. Les erreurs sur les ALEXANDRE, DELEPOUVE et FLECHIN sont toujours recopiées. Il y avait aussi ce matin une erreur sur François GRIMBERT. Pour l’une des données, j’ai envoyé un message demandant la source de l’information… Beaucoup reprennent des informations Internet sans les vérifier ou avoir un échange avec celui qui les a diffusées.

Cette semaine, j’ai aussi vu apparaître mon nom dans un fil du forum GenNPDC à propos d’une dispense de mariage du diocèse de Boulogne (*) que j’ai citée sur mon site, celle du couple PICHON Jean x THIEULIER Françoise. Ne m’intéressant qu’à l’ascendance de Marie PICHON, je n’ai pas détaillé sur mon site l’ascendance de Jean PICHON. Le membre de GenNPDC qui me cite ce fil après avoir consulté mon site aurait pu me demander des précisions (mon adresse figure sur la page d’accueil de mon site http://www.bchovaux.fr/ ).

* Les dispenses non détruites lors de la Grande Guerre font l’objet d’un relevé systématique par Michel CHAMPAGNE, qui est publié par Généalogie 62, la revue de l’AGP

A propos de Geneanet

Les alertes que m’envoie Geneanet contiennent rarement des informations qui me permettent d’enrichir mon arbre. Ce sont le plus souvent des erreurs. Depuis que j’ai complété ma branche Pigache, je reçois de nouvelles alertes m’indiquant que la belle-mère de Jacques PIGACHE serait Gillette DANEL, alors qu’il s’agit de sa seconde épouse (Gros de St-Omer – Cm 18/10/1588 acte 20). Cette erreur est répétée 27 fois sur Geneanet et apparaît probablement sur d’autres sites Internet (*). De temps en temps, sur mes branches picardes, une alerte m’apporte une information nouvelle. Si elle n’est pas étayée par une source vérifiable, Je contacte alors le propriétaire de la base pour qu’il me l’indique. Souvent, je suis renvoyé vers une autre personne.

Geneanet est cependant un outil puissant. Dernièrement, je me suis servi d’une nouvelle fonctionnalité, à savoir la possibilité d’ajouter de nouveaux évènements. Exemple :

http://gw.geneanet.org/chvx?lang=fr;pz=bernard;nz=chovaux;ocz=0;p=jean;n=cocquet

Ma base geneanet (chvx) porte sur mon ascendance, et, sauf quelques exceptions, je ne fais pas apparaître les collatéraux. Par le biais de cette nouvelle fonctionnalité, je peux introduire des informations complémentaires.

 

Concernant les collatéraux, en consultant des registres d’écrou de la prison de St-Omer au Archives Départementales du Pas-de-Calais (série 2Y), j’ai trouvé un François Etienne CADART, cordonnier, né à Boulogne, fils de feu François et de Joséphine DEFRANCE, écroué le 8 juin 1858.

Il avait été condamné le 28 avril 1858à 6 mois de prison par le tribunal de Boulogne pour « offense envers la personne de l’empereur ». Le registre de la prison de St-Omer indique que le 11 octobre 1858, il est déporté en Algérie par décision ministérielle.

En faisant une recherche sur le site en ligne des Archives Départementales (NMD de Boulogne), J’ai pu déterminer qu’il s’agissait bien d’un collatéral, descendant des CADART de Pihem et de Cléty et compléter la base que j’ai créée sur Geneanet pour regrouper les informations que j’avais sur les différentes familles CADART d’Artois et de Flandres :

http://gw.geneanet.org/bchovaux1?lang=fr;p=francois+etienne;n=cadart

 

* Autre erreur que je rencontre sur Geneanet : la filiation d’Anthoinette DELEPOUVE, épouse de Raul ALEXANDRE, qui fut bailli de Herbelles. Une requête sur Geneanet pour rechercher les Antoinette DELEPOUVE, femme de ‘Pierre Roland Raul’ ALEXANDRE, dont le père est connu, donne 116 résultats. Or, dans les archives que j’ai jusqu’à présent consultées, aucun document ne mentionne le père