Vol de poules…

Sur le site en ligne de la bibliothèque de Saint-Omer,

http://bibliotheque-numerique.bibliotheque-agglo-stomer.fr/

vous avez la possibilité de consulter deux collections numérisées de la presse locale. Hier, en utilisant le moteur de recherches de ce site, j’ai fait une recherche sur l’un de mes ancêtres en entrant « François CADART » (les guillemets facilitent la recherche). Et, j’ai trouvé quatre articles dans lequel il était cité. Le premier concernait un vol de poules. Deux des quatre articles étaient plus intéressants…

 

Mémorial Artésien – Vendredi 29/12/1893 – page 4

Un vol de 10 poules estimées 25 francs a été commis au préjudice de M. François Cadart, cultivateur à Wardrecques, par un individu qui est resté jusqu’ici inconnu

Mémorial Artésien – Vendredi 07/04/1893 – page 3

Lundi soir, un incendie s est déclaré au hameau de Baudringhem dans les dépendances de la ferme de M. François Cadart.

De cette hauteur, les flammes ont été bien vite aperçues de tous côtés : immédiatement la pompe de la commune est parti sur le théâtre de l’incendie, où grâce au concours de tous, elle a puissamment contribué à préserver le corps principal de la petite ferme.

Les granges et étables ont été brûlées ; mais les bestiaux et une partie du matériel ont pu être sauvés.

On ignore comment le feu a pu prendre.

Les pertes sont couvertes par une assurance.

Mémorial Artésien – Lundi 01/02/1897 – page 2

Procès-verbal a été dressé contre deux habitants d’Aire pour voies de fait exercées sur le sieur François Cadart, cultivateur à Wardrecques.

Mémorial Artésien – Samedi 05/01/1853 – page 4

Le sieur François Cadart, ménager à Campagne-Wardrecques, se plaint d’avoir, le 13 août dernier été battu comme plâtre, par les sieurs Séraphin Berryer et Pigache, Alexandre, le premier cultivateur, le second charpentier dans la même commune, et pour preuve de ce qu’il avance, il dit comme quoi après l’avoir poursuivi dans un champ d’avoine, les prévenus l’y ont renversé et laissé pour mort, comme quoi, enfin le 16 de grand matin, un de ses voisins l’a aidé à retourné à son domicile, dans lequel il ne serait jamais rentré sans secours ; il ajoute qu’il a été vingt grands jours malade des suites de ses blessures, etc., etc.

Certes le cas serait grave si les renseignements donnés à la justice et les témoignages recueillis à l’audience ne venaient singulièrement l’atténuer, mais heureusement pour les prévenus, il demeure prouvé aux débats :

1° que le plaignant dans l’intention de se porter partie civile, a joué un peu la comédie ;

2° que l’état de la récolte du champ d’avoine, où il a été trouvé le 16 au matin, prouvait qu’il n’y avait pas eu de lutte en ce lieu, mais que le plaignant s’y était couché pour attendre le jour ;

3° que visité contradictoirement par trois médecins et en dernier lieu par M. le docteur DELPOUVE, aucune lésion, aucune trace de coups ni de blessures n’a été trouvée sur sa personne ;

4° enfin, que s’il a reçu quelques légères taloches de la part des prévenus, il n’y avait pas là de quoi crier si haut et faire tant d’embarras.

Toutefois le tribunal condamne les sieurs Berryer et Pigache à 16 fr. d’amende.

 

François CADART, mon arrière-arrière-grand-père, est né le 27/08/1827 à Campagne-les-Wardrecques et décédé le 03/08/1901 à Wardrecques En 1853, il n’était pas encore marié avec Stéphanie DELALLIAUX. Et, dans ma généalogie, il y a aussi des BERRIER et des PIGACHE…

Surnoms

Hier, à la bibliothèque de Saint-Omer, en consultant un registre du doyenné de Helfaut (MS1703), qui détaillait les revenus des églises dépendant de ce doyenné, j’ai découvert une liste des obits d’Ecques, et par rapport au registre que j’avais déjà relevé, j’ai trouvé les surnoms de deux de mes ancêtres, Jean POSTEL, mari de Jenne FRAMBY (ou FRAMERY) était surnommé ‘sans rire’ et son père ‘brouzé’.

Dans un dictionnaire de français ancien de la bibliothèque, brouzer signifiait roussir. ;brouré’ pouvait-il se traduire par ‘bronzé’. Par contre dans le dictionnaire Godefroy, consultable sur Internet, le sens est différent : brousé = Sali, souillé ; et, il est mentionné que ‘dans le Nord, le jour de l’Epiphanie s’appelle jour des rois brouzés, parce que le fou a le privilège de noircir la figure du roi et de celui qui ne crie pas ro bot (roi boit).’

Ecoles de St-Omer – un enseignant chassé, puis exécuté.

Toujours, dans le cadre de mes recherches sur les écoles de St-Omer, j ai trouvé le texte suivant concernant l’école d’une des paroisses de Saint-Omer, Saint-Martin-en-l’Isle.:

En la paroche de Sainct Martin en l’Isle, ne se sont trouvées aucunnes escolles depuis que ung nommé maistre Jehan Valois, natif de Rexpoude en Flandres, ha esté banny monseigneur le Reverendissime de son diocèse de Sainct Omer, avec commanement et inhibition de ne plus tenir escolle, et pareillement banny hors de la cité et ville de Sainct Omer par messeigneurs les maieur et eschevins de ladicte ville, pour être suspecté d’heresie et secte de Calvin ; et depuis, pour ce qu’il a tenu escolle en la chastelenie de Bourbourgh, diocèse dudict Saint Omer, mondict seigneur l’a faict apprehender par la loy du dit Bourbourgh et par apres comme hereticque et sectateur de Calvin exécuté par dernier supplice.

 

(Extrait des Procès-verbaux des visites faites par l’évêque de Saint-Omer ou ses délégués en 1568-1569 à la demande du duc d’Albe – Transcription de Charles HIRSCHAUER – Textes intéressant l’histoire de l’enseignement à Saint-Omer, Aire et Hesdin, 1569-1570 – Bibliothèque des AD 62)

 

Ecoles de St-Omer

La semaine prochaine, c’est la rentrée scolaire. Ci-dessous un extrait d’un rapport que je viens de relever dans le cadre de mes recherches sur les écoles de ST-Omer

Lundi dernier, 21 courant, à la classe du matin, le frère qui tient la 3ème classe, celle des commençants, a fait venir près de lui un élève nommé Oscar VERHEE, pour lui donner, a-t-il dit, une correction, c’est-à-dire, pour le frapper un certain nombre de fois dans la main avec une baguette. On m’a dit qu’il employait très souvent ce mode de correction. L’enfant, après avoir subi sa punition s’est retiré en appelant le frère vieille cornaille (vieille corneille). Celui-ci que ce mot avait sans doute rendu furieux, s’est élancé sur cet enfant âgé de 8 ans, et l’a frappé si vigoureusement à la tête avec la baguette et avec les mains que la tête du pauvre enfant est restée couverte de contusions. Je l’ai vu ce matin, et bien qu’il y ait déjà trois jours d’écoulés, il a encore le dessous des yeux, les oreilles et les deux côtés de la tête vers les tempes couvertes de grandes tâches noires. Il semblait aussi souffrir de meurtrissures dans la partie couverte par les cheveux.

(Extrait d’un rapport de l’inspecteur primaire de St-Omer en date du 24 mai 1872 – AD62)

A l’époque, les punitions corporelles étaient déjà strictement interdites.

Autre élément découvert cette semaine.

Dans le cadre de ces recherches, j’ai voulu disposer d’une statistique de la population de St-Omer au début du 19ème siècle et, pour ce faire, procéder à un relevé d’un des recensements disponibles sur le site des Archives Départementales du Pas-de-Calais. L’année choisie pour ce travail fut 1831. Si pour le canton Nord, j’ai procédé à un relevé complet, pour le canton Sud, je me suis limité à l’âge, la profession et le sexe, ainsi que le rang dans le registre, comme je l’avais aussi fait pour le canton Nord, ce qui me permettait de vérifier que je ne sautais pas une ligne. Il y avait quelques erreurs dans les registres, des numéros de rang en double ou manquants ; mais ce qui m’a surpris, c’est de constater que l’on passait dans le canton nord du n° 7547à 7748, et dans le canton sud du n° 5354 à 5455. Aucune page ne manquait. A la bibliothèque de St-Omer, un double de registres de recensement est conservé. En voulant vérifier, j’ai constaté que seules quelques années étaient en fait conservées, dont 1829. Une comparaison entre le registre consultable à Arras et celui qui se trouve aux Archives Départementales, aucune différence n’apparaît, exception faite de la mise en page. Ce qui m’a par contre frappé, c’était la variation du nombre d’habitants, celui de 1831 étant nettement inférieur à celui de 1829 ; mais, les règles du recensement n’étaient plus les mêmes : les personnes de passage à St-Omer n’étaient plus comptabilisées…

Une question que je me pose : ces erreurs sont-elles involontaires ou avaient-elle pour objet une manipulation des statistiques, à savoir, montrer que le nombre d’habitants était supérieur au seuil des 19000…

 

St-Omer : la disparition de registres BMS

Trouvé à l’instant dans les registres de délibération du conseil municipal de St-Omer le texte suivant (consultables sur le site en ligne de la Bibliothèque de Saint-Omer)

Un membre du bureau des actes publics fait part à l’administration qu’il se trouve égaré des registres aux actes de naissance, mariage et décès de la ci-devant paroisse de Ste-Aldegonde, lesquels sont pour les années 1720 compris 1726, et d’autres actes de naissance à compter de 1605 jusques et compris 1652 contenus dans un seul registre de la paroisse de Ste-Marguerite.

Cette disparition de registres, vient sans doute, ajoute-t-il de ce qu’ils ont été confondus et emballés par inattention avec les autres papiers envoyés par les membres du ci-devant district.

L’administration considérant qu’il est important de ne négliger aucun des moyens qui pourraient procurer le recouvrement des registres ci-dessus désignés.

(Séance du 12 germinal an V)