Après quelques années de recherche…

Depuis quelques années, j’étais à la recherche de l’acte de décès d’une de mes ancêtres, Angélique DELEU, née en 1772 à Noordpeene, et qui, quelques mois, après la mort de sa sœur Dominique, épousa Michel DEVYNCK, le mari de cette dernière et donc son beau-frère. Après le décès de ce dernier, elle se remaria avec Bonaventure LAPORTE, un cultivateur, qui décéda à Noordpeene en 1851.

En 1855, elle est présente au mariage de son petit-fils Henri CADART. Sur l’acte de mariage, il était indiqué qu’elle était domiciliée à Hardifort, une commune qui, comme Noordpeene, appartient au canton de Cassel. Le frère de Henri, François, se maria un an et demi après ; mais, sur l’acte, il était seulement indiqué que les aïeux sont décédés à des dates non connues. Une recherche sur les tables décennales des communes proches de Noordpeene ne donna rien. A l’exception de deux de ses filles, je connaissais les communes où avaient vécu ses enfants. Les recherches dans ces commune sont restées vaines. J’avais l’intention de me rendre aux Archives Départementales du Nord pour consulter la série 3Q, relatif à l’enregistrement des successions. En fait, je n’avais pas besoin d’y aller : des registres de cette série sont numérisées et consultables sur le site Internet des Archives Départementales du Nord. Le registre que je consultais fut celui de Cassel. Et, à la vue n° 62, il y avait une ligne Angela DELEU, avec comme indications

  • Née à Noordpeene, décédée à Castre (Caëstre, canton de Hazebrouck)
  • Décédée le 14 juillet 1860 à l’âge de 78 ans (en fait, elle avait 88 ans)
  • Epouse en 1ères noces de Michel DEVYNCK et de Bonaventure LAPORTE

L’acte de décès figurait bien sur les registres d’Etat-civil de Caëstre.

L’an 1860, le 15 du mois de juillet (…) sont comparus Louis VANDAELE, âgé de 44 ans, douanier stationné à Caëstre, gendre de la défunte, et Edouard DEVYNCK, âgé de 22 ans, ouvrier brasseur, petit-fils de la défunte, domicilié à Arnèke, lesquels ont déclaré que Angela DELEU, âgée de 78 ans ( !), ménagère, née à Noordpeene, domiciliée à Caëstre, est décédée en cette commune hier à une heure du matin dans la maison occupée par le premier comparant, sise en cette commune, ainsi que nous nous en sommes assuré, fille de feu Jean DELEU et de feu Marie Catherine AENOUTS, veuve de Michel DEVYNCK en premières noces et Bonaventure LAPORTE en secondes noces (…)

(Louis VANDAELE est le mari d’Angélique Benoîte DEVYNCK, l’une des deux filles dont j’ignorais le lieu de décès).

D’après mes recherches, Angélique avait eu 9 enfants, plus les 5 de sa sœur qu’elle avait élevés, d’où un grand nombre de descendants.

Les cimetières de Saint-Omer

Sur un forum de généalogie, un fil est apparu sur les cimetières de Saint-Omer commençant par les questions suivantes :

En cette Toussaint, je me posais des questions sur les tombes de nos ancêtres, la tombe de ma famille aux Bruyères a ses premiers occupants en 1865-1870, il me semble que les ensevelissements autour des Eglises ont été arrêtés peu avant la révolution. Où sont enterrés ceux qui sont morts entre la Révolution et 1865 ? que sont devenus les restes des occupants des cimetières des différentes églises de St-Omer où il n’y a pas de catacombes ?

A cette question, il n’y a pas eu de réponse précise. Une remarque fut toutefois faite, à savoir que la question du cimetière du Haut-pont n’était pas abordée et que ce cimetière avait été créé vers 1918 1919, parce que les maraîchers du Haut Pont ne voulaient pas enterrer leurs morts avec les bourgeois de St Omer qui enterraient les leurs aux Bruyères.

J’ai donc voulu en savoir un peu plus sur les cimetières de Saint-Omer et, pour ce faire, j’ai fait une recherche dans les journaux du 19ème et du début du 20ème, dont le Mémorial Artésien, consultables sur le site Internet de la Bibliothèque de St-Omer et ainsi trouvé plusieurs articles.

Le premier, dont la transcription suit, portait sur l’extension du cimetière des Bruyères. L’auteur de l’article fait d’abord un rappel de l’histoire des cimetières. C’est seulement en 1785 que les morts de Saint-Omer ne furent plus enterrés dans les cimetières paroissiaux situés autour des églises, mais dans un cimetière implanté au sud de la ville à 300 m de la porte d’Arras En 1820, fut créé un autre cimetière pour la population des faubourgs, situé à l’extrémité du Haut-Pont, près du lieu-dit des « Quatre-moulins ». Le cimetière créé en 1785 étant trop petit et incommode, En 1834, la création d’un nouveau cimetière sur la colline des Bruyères fut projetée pour le remplacer. Le projet aboutit et, le 1er juin 1838, il fut inauguré.

Cet article ne donnait pas de détail sur la création du second cimetière en 1820. S’agissait-il d’une demande des habitants pour ne pas être obligé de traverser St-Omer pour se rendre au sud de la porte d’Arras. St-Omer était alors une ville fortifiée dont les portes étaient, à la tombée de la nuit, fermées. Les habitants des faubourgs devaient donc franchir deux portes pour aller dans le cimetière communal. Une explication différente a été trouvée dans un autre numéro du Mémorial Artésien, daté du 4 décembre 1867, dans lequel était publiée une lettre du maire de Saint-Omer et dont plusieurs extraits sont présentés après le premier article. Il s’agissait de faire face à l’insalubrité du cimetière communal, implanté trop près de la ville. Le maire, dans sa lettre, en invoquant la même raison, s’opposait à une proposition de l’administration, à savoir créer un cimetière, impasse des Clarisses, c’est-à-dire à côté de l’église du Haut-Pont, qui fut bâtie entre 1854 et 1859.

Après avoir recopié ces articles, j’ai recherché sur la cadastre napoléonien l’endroit où était implanté le cimetière de 1785. Ce cimetière ne figure pas sur le cadastre de St-Omer , mais, comme il est extra muros, sur celui de Longuenesse.

Ci-dessous un extrait du plan accessible à partir du site internet des Archives Départementales du Pas-de-Calais.

En consultant le cadastre napoléonien de St-Omer, j’ai aussi vu l’emplacement de l’ancien cimetière St-Adrien. Il n’y avait pas de paroisse St-Adrien à St-Omer : il ne s’agissait donc pas d’un cimetière paroissial. Pour connaître l’histoire de ce cimetière et aussi avoir d’autres informations, je me suis rendu à la Bibliothèque de Saint-Omer et à celle des Antiquaires de la Morinie. Le cimetière Saint-Adrien avait été créé au début du 19ème siècle pour l’ensevelissement des pestiférés. Les excommuniés et des non-catholiques auxquels les cimetières paroissiaux étaient interdits y furent aussi enterrés. A la bibliothèque des Antiquaires, je pus consulter le volume XIV du Bulletin Trimestriel des Antiquaires de la Morinie et dont la version numérique n’est pas encore sur le site Internet de la BNF, Gallica, dans lequel il y a une publication de P. DECROOS sur les cimetières urbains de St-Omer. J’ai ainsi découvert que La création en 1785 d’un nouveau cimetière, avait rencontré l’hostilité des paroissiens de l’église St-Martin, qui se trouvait à côté de l’abbaye St-Bertin : les paroissiens dont une grande partie était du faubourg de Lyzel ne voulaient pas ce cimetière extra muros. Et Madame Rose-Marie PASQUIER, l’ancienne présidente de la Société des Antiquaires, et qui en est toujours la bibliothécaire , me présenta l’article qu’elle avait publié en mars 2006 dans le Bulletin XXV des Antiquaires, et dont j’avais déjà un exemplaire. Entre autres informations, il était indiqué que le cimetière des faubourgs avait été agrandi en 1910.

A la Bibliothèque de Saint-Omer, où sont conservées les archives de la ville, les documents les plus anciens relatifs aux concessions sont postérieurs à 1850 et ne sont pas exhaustifs, du fait de quelques destructions.

Quant aux occupants des anciens cimetières, ils n’ont pas fait l’objet et lors des travaux de la voirie, des ossements sont mis à jour… Récemment, une fouille archéologique a été menée sur l’emplacement de l’ancien cimetière de la paroisse Saint-Jean (voir sur Internet l’article de la Voix du Nord Saint-omer, les fouilles archéologiques s’achèvent place Saint-Jean )

 

Le Mémorial Artésien du mercredi 15 et du jeudi 16 juillet 1908

L’agrandissement du cimetière communal.

A Saint-Omer, comme ailleurs du reste, chaque église paroissiale était autrefois entourée de son cimetière spécial. Des raisons impérieuses de salubrité et les observations réitérées des hommes éclairés parvinrent enfin, peu avant la révolution, à faire cesser ce dangereux usage qui durait depuis tant de siècles.

Le 14 février 1785, le Magistrat décida qu’un cimetière commun serait établi au Nord de la ville dans le voisinage de la porte de Dunkerque, mais nous ne savons pour quel motif, cette décision fut annulée le 6 juin suivant. On fit le choix d’un autre terrain situé dans une direction opposée, c’est-à-dire au sud de la ville à l’intersection de la route de Blendecques et de la route de Wizernes et distant d’environ trois cent mètres de la porte d’Arras ; cet emplacement d’une contenance d’environ quatre mesures après avoir reçu l’appropriation nécessaire fut béni le 19 octobre par M. de Bruyères-Chalabre, évêque diocésain et demeura en usage jusqu’en 1838. Désaffecté, il fut acquis par l’administration des Hospices qui le possède encore aujourd’hui et en tire parti pour ses besoins particuliers.

La porte d’entrée avec ses deux pilastres et sa grille en fer forgé ainsi que le logement du concierge existent toujours et sont restés tels qu’ils étaient encore à cette époque.

Depuis plusieurs années cependant, l’administration municipale en avait reconnu l’insuffisance et nourrissait le projet de le transporter ailleurs. Déjà, par une délibération en date du cinq novembre 1834, elle désignait comme nouveau champ mortuaire le versant septentrional de la colline des Bruyères, qui, s’il avait l’inconvénient d’être un peu éloigné de la ville, présentait de grands avantages en raison de son étendue d’abord et de la salubrité ensuite, cette zône élevée étant souvent battue par les vents du nord et du sud-ouest.

Cette délibération fut approuvée successivement par arrêté du Préfet du 2 mars 1835 et par ordonnance royale du 26 mars 1836.

L’inauguration du nouveau cimetière, qui est le cimetière actuel, eut lieu le 1er juin 1838. Depuis lors, c’est-à-dire depuis soixante-dix ans, ce vaste champ de repos qui ne mesure pas moins de quatre hectares environ de superficie a recueilli les restes de près de 20 000 audomarois.

Il est entendu que dans ce nombre n’est pas comprise la population décédée dans les faubourgs, ceux-ci ayant obtenu depuis l’ordonnance royale du 15 juillet 1820 un cimetière spécial placé à l’extrémité du faubourg du Haut-Pont un peu au-delà de l’endroit dit des « Quatre-Moulins ».

Le plan arrêté dans le principe pour la disposition des tombes et la création des chemins sur le sol aride et accidente du terrain des Bruyères ne fut pas heureux. Au lieu de suivre l’exemple pratiqué généralement dans les grandes villes, au lieu de tracer en droite ligne quelques larges voies, on imagina d’établir un jardin anglais traversé par des sentiers plus ou moins sinueux, dans le but probable de procurer un aspect moins sévère à ce lieu naturellement lugubre.

Malgré les efforts tentés à différentes époques en vue d’améliorations, malgré des coupes répétées d’arbres trop touffus interceptant la circulation de l’air, on n’a pu remédier aux inconvénients résultants de l’installation primitive.

L’ordre et la lumière font défaut dans bien des quartiers, les voies d’accès sont difficiles. Ce n’est qu’en foulant aux pieds les tombes que nombre de personnes peuvent atteindre à l’endroit où reposent leurs proches ou leurs amis.

Par arrêté du 10 octobre 1865, l’administration municipale jugea à propos pour faciliter la reconnaissance des sépultures et mieux préciser les ordres de service donnés aux gardiens de diviser le cimetière en quatorze sections délimitées par des voies portant des noms de saints ou de saintes.

Le cimetière communal ou cimetière des Bruyères comme on le désigne aussi souvent, c’est un fait certain, est devenu aujourd’hui trop exigu, il est absolument encombré, les places libres deviennent de plus en plus rares et il est plus que temps de trouver moyen de l’agrandir.

La ville est bien propriétaire du côté Nord-Est de vastes terrains limitrophes qui auraient pu être englobés dans l’enceinte du champ mortuaire s’ils eussent été d’une autre nature, malheureusement on ne peut en tirer parti, leur fonds essentiellement caillouteux devant présenter les plus grandes difficultés pour le creusement des tombes. Dans ces conditions elle a jugé à propos de s’adresser à l’administration hospitalière pour obtenir la cession d’une pièce de terre à l’état de culture située sur le front nord du cimetière et venant se terminer en pointe à l’intersection de la roue des Bruyères et d’un chemin se dirigeant vers Blendecques.

Cette pièce contient exactement 9433 mètres carrés et permettra pendant longtemps de faire face aux besoins, car il faut bien remarquer que les nombreuses concessions perpétuelles existant dans le cimetière continueront comme par le passé à recevoir une notable partie des habitants qui décèderont dans l’avenir.

Les pourparlers qui ont eu lieu avec la Commission des Hospices ont heureusement abouti et c’est par voie d’échange que l’affaire a pu aboutir entre les deux administrations. Pour l’abandon de la pièce précitée et d’un terrain de 845 mètres carrés nécessaires au prolongement de la rue du Jardin, les Hospices ont obtenu de la ville un terrain de 1853 mètres carrés, situé en face de la rue de Thérouanne, entre les rues des Béguines et du Jardin prolongées.

Il est à souhaiter que des mesures plus intelligentes que celles suivies dans le passé soient prises cette fois pour disposer convenablement l’annexe destinée à recevoir les dépouilles des morts.

Peut-être serait-il utile qu’avant de régler quoi que ce soit, quelques membres du Conseil Municipal faisant partie des commissions de la voirie et des travaux consentent à aller visiter les cimetières des grandes villes voisines pour juger comment on a procédé en pareille circonstance.

Avant tout nous osons compter sur l’administration si dévouée aux intérêts de la ville et toujours empressée de bien faire les choses. Cette fois encore, nous avons la conviction qu’elle apportera tous ses au projet d’installation qui se prépare afin d’éviter le retour des fautes regrettables commises à l’origine.

Signé S.T.

 

Le Mémorial du Mercredi 4 décembre 1867

Lettre de F. de Monnecove (extraits)

(…)

Répondant à cet appel du pouvoir administratif, je viens dire que placer un cimetière dans l’impasse des Clarisses

1° C’est négliger l’hygiène ;

2° C’est paralyser le développement et la prospérité des faubourgs ;

3° C’est paralyser le développement et la prospérité des deux faubourgs ;

4° C’est agir contrairement aux autres villes et de Saint-Omer même.

1° On néglige l’hygiène en plaçant un cimetière au centre d’une population de plus de 3000 âmes.

On néglige surtout l’hygiène en le plaçant près d’une nombreuse salle d’asile, près de toutes les écoles, garçons et filles. Ces écoles, déjà trop peu spacieuses pour le grand nombre d’enfants ont besoin d’être aérée.

(….)

Il y a environ 45 ans, le cimetière commun, quoiqu’à distance de la ville devenait insalubre. On crut porter remède en y diminuant le nombre des morts ; on créa, pour les faubourgs, un petit cimetière au bout du haut-Pont. Cette demi-mesure eut un moment son efficacité, mais avec le temps les populations augmentent, la mortalité aussi. Le cimetière redevint insalubre. On fut forcé de l’éloigner, de l’agrandir et de cette nécessité naquit sa louable installation aux Bruyères, où chacun trouve une place, une concession ;

(…)

Pour porter remède à la situation actuelle, je demande que par comme par le passé, il n’y ait plus qu’un seul cimetière communal, celui des Bruyères. Pour cela, il n’y a qu’à assurer à la basse-ville un service de corbillard. C’est une dépense, il est vrai, mais elle est d’une juste nécessité.

(…)

Signé F. DE MONNECOVE

Morts à l’usine ou sur un champ de bataille

Je m’intéresse maintenant aux collatéraux. En travaillant sur les DELALIAUX et en effectuant une recherche sur le site de la Bibliothèque de Saint-Omer dans la collection numérisée dans la collection numérisée d’un journal local, le Mémorial Artésien, j’ai trouvé l’article suivant

Wardrecques – Terrible accident

Un terrible accident est arrivé vendredi matin, à 11 heures, à la distillerie Porion.

Le jeune Delaliaux, Clément, âgé de 18 ans, se trouvait dans la cuve où l’on met le jus en fermentation.

Par suite d’un dégagement d’acide carbonique, Delaliaux eut un commencement d’asphyxie qui lui fit perdre l’équilibre et fit qu’il fût précipité la tête en avant dans la cuve dans laquelle il ne restait qu’un mètre 5 centimètres de jus.

Les ouvriers qui travaillaient aux cuves voisines, entendant la chute du corps, se portèrent immédiatement au secours du malheureux Delaliaux.

Mais lorsqu’ils eurent retiré la victime de ce terrible accident, l’asphyxie était complète, et malgré tous les soins qui furent mis en œuvre, Delaliaux était mort.

Les obsèques ont lieu aujourd’hui à Wardrecques.

Triste coïncidence : il y a dix ans, jour pour jour, date pour date, dans la même usine, le 11 novembre 1882, le frère de Clément Delaliaux, Hector Delaliaux, âgé de 16 ans, était pris au milieu des courroies et des engrenages, était affreusement mutilé, et mourait quinze jours après dans d’horribles souffrances.

 

(Edition du 14 novembre 1892)

 

Dans un autre numéro du Mémorial, en date du 15/11/1882, une notice nécrologique mentionnait le décès de Hector. Et, en consultant le site des Archives Départementales, je retrouvais l’acte sur le registre de 1882 de St-Omer : Hector est décédé le soir du 10 novembre 1882 à l’hôpital Saint-Louis de Saint-Omer ; son décès fut déclaré le jour suivant par Ambroise WATTEZ, économe des hospices, et Principe FILLEUL, sous-économe des hospices.

L’article sur l’accident de Clément comportait une erreur : Hector était mort avant le 11 novembre 1882.

Au début de mes recherches, en parcourant le microfilm de l’état-civil de Wardrecques (à l’époque, il n’était pas encore numérisé), j’avais vu l’acte de décès de Clément, en cherchant celui de sa tante, Stéphanie DELALIAUX, mariée à François CADART, l’une de les arrière-arrière-grand-mères. Cet acte indiquait que Clément était mort ‘en l’usine de Wardrecques, au lieu-dit du Pont d’Acquin‘ et avait été enregistrée, par Pierre PORION, alors maire de Wardrecques.

J’ai ensuite cherché des informations sur la distillerie Porion et trouvé un article de la Voix du Nord en date du 16/03/2017 qui retrace l’historique de cette usine qui fut créée par Eugène PORION, le père de Pierre, qui est décédé en 1889. Il est écrit dans cet article que ‘Monsieur Porion était considéré comme un patron humain, aimant ses ouvriers’…

Alors que le Code du Travail est remis en question, il ne faudrait pas oublier qu’il résulte des luttes menées pour la protection des travailleurs.

Hier, j’ai aussi trouvé, en regardant sur le site des Archives Départementale du Pas-de-Calais les fiches matricules, que deux autres frères DELALIAUX, Henri et Clément, qui étaient des fils de Cyrille DELALIAUX et de Philomène DUVAL, un autre neveu de Stéphanie, étaient ‘morts pour la France’ le même jour, le 11 octobre 1915, sur la côte de Tahure.